Une page ne suffira pas à dresser l’éventail de toutes les tâches qui attendent l’auto-éditeur en herbe. Nous la concevons plutôt comme un pense-bête général décrivant les principales activités qui agrémenteront sa quête.
L’auto-éditeur devra veiller à :
produire une œuvre, avant tout. Ce qui peut sembler n’être qu’une boutade, est là pour vous rappeler que l’objectif principal reste la réalisation d’une œuvre originale, par laquelle l’auteur se réalisera lui-même. Assouvir sa passion doit être l’élément fondateur de cette entreprise. Gloire et argent doivent être tenus pour accessoires ;
investir et s’investir, aussi bien financièrement que personnellement. Car, si sur le métier l’ouvrage cent fois est remis, vers la poche la main doit aussi être guidée. L’investissement financier est plus ou moins important selon la disponibilité et le savoir-faire dont vous saurez faire preuve, mais il est inconcevable de s’impliquer à moitié dans un projet qui met en jeu votre crédibilité artistique future. L’art ne s’improvise pas, il est travail ;
relire et corriger les moindres imperfections de votre bébé. L’œil extérieur est de loin préférable à toute tentative d’autocorrection qui ne peut être que vouée à l’échec. L’orthographe et la grammaire sont ciblés prioritairement, mais rien n’interdit de soumettre votre bijou au regard acéré de la critique stylistique. Si votre entourage reste votre meilleur allié, le recours à la correction professionnelle ne doit pas pour autant être négligé [1] ;
mettre en page son texte. Là aussi, que l’on choisisse de sous-traiter ou bien de gérer soi-même cet aspect délicat de l’auto-édition, il faut garder en mémoire qu’il existe des règles de base de la mise en page et que le succès s’accompagne de leur scrupuleux respect ;
imprimer et façonner son ouvrage. Il s’agit sûrement de la phase la plus délicate pour qui ne connaît guère les arcanes de l’édition. Le recours au professionnel est certainement la solution la plus sûre, mais après tout, rien n’empêche l’auteur de parachever la démonstration de son audace créatrice en apportant la preuve de ses talents complémentaires de façonnier ;
déclarer légalement son ouvrage. Il vous faut, outre établir son prix de vente, ne pas oublier de faire figurer toutes les mentions obligatoires, mais aussi demander un numéro ISBN ou ISSN (pour les revues en série). Le dépôt légal clôt le processus de création dès lors que la diffusion / distribution du texte dépasse le cercle familial. Ce dépôt légal revêt trois formes : le dépôt imprimeur, le dépôt éditeur et le dépôt des publications destinées à la jeunesse ;
promouvoir et vendre son ouvrage. Le plus dur reste à faire : convaincre les lecteurs d’acheter et de lire votre ouvrage. Les techniques traditionnelles de diffusion sont à votre disposition, mais ne négligez pas la puissance de l’outil Internet, qui en l’espace de quelques semaines peut faire de votre ouvrage un best-seller international [2].